zero déchet family

07 novembre 2016

EcoDDS lave plus blanc

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 Non vous ne rêvez pas. Vous avez bien lu :

« les produits chimiques ménagers, on en a besoin ».

Jour de marché, je lis tranquillement le journal en terrasse. Les enfants jouent à se rapper les genoux sur le goudron, maman papote, et moi je me détends tranquillement en sirotant mon allongé tout nu (pas moi, le café), mon visage qui prend le soleil d'été du mois d'octobre. J'ai failli tomber de ma chaise en lisant cet encart de pub pour écoDDS. 
Mais qui est EcoDDS ? Je relis encore pour être sûr, je dois me tromper. Non non c'est ça, les produits chimiques ménagers on en a besoin. L'hallu. Mais qui est cet organisme qui s'annonce « éco » et qui va à l'inverse de tout la prise de conscience sur les produits chimiques et leur nocivité ? En allant sur leur site je retrouve rapidement la vue. Jump dans la réalité. Voici la liste des actionnaires de cette belle entreprise :

FABRICANTS : AKZO NOBEL COATINGS, ALLIOS, ARDEA, BEISSIER SAS, BHS, BLANCHON SAS, BOSTIK SA, CHARBONNEAUX BRABANT SA, CIRON SA, COMPO France SAS, COMPTOIR DES PRODUITS CHIMIQUES, CROMOLOGY, DAW, DE SANGOSSE, DURALEX PEINTURES, ETABLISSEMENT PINTAUD, EXTRUPLAST, GEB, NOVAJARDIN, OLERON STP, ONIP, PEINTURES MAESTRIA, PPG AC FRANCE SA, RECA, RENAULAC, SIKA France SA, SOUDAL France SAS, STO SAS, THEOLAUR PEINTURES, TOUPRET SA, V33 SA.

DISTRIBUTEURS : AUCHAN France, BRICO DEPOT, BRICOMAN, BRICORAMA France, CARREFOUR France, CASTORAMA France, CORA, DISTRIBUTION CASINO France, ESPACE REVETEMENTS, GROUPE SOCODA SA, LEROY MERLIN France, MOBIVIA GROUPE,  MR BRICOLAGE,  SYSTEM U,  SILVE SA, UNION GENERALE DE DISTRIBUTION, WELDOM.

Là, effectivement, on comprend mieux pourquoi on en a besoin... du coup on se dit qu'on est très loin de voir la chimie sortir de notre environnement et notre système sanguin. Eco emballage 2 le retour de la désinformation... version produits chimiques ménagers.
Certains vont dire : "ils se paient leur comm, c'est tout ce qu'on pouvait attendre d'eux non ?" Mais on pourrait aussi en attendre un changement de pratique? Une modification de leur business model ? Surtout dans notre société actuelle de la prise de conscience et du changement. Mais non, surtout pas... continuons le business as usual et la ruine de notre santé et de nos écosystèmes. 

C'est donc l'industrie chimique et la grande distribution, main dans la main, qui gèrent la filière de prévention et traitement des produits chimiques ménagers. Le tout en étant AGRÉÉ PAR LES POUVOIRS PUBLICS et avec un bel intitulé « éco » devant.

Tant qu'on y est, donnons à l'industrie du sucre la mission publique de lutter contre le diabète,
ou à Monsanto celle de développer l'agriculture biologique !

Comme « écoemballage », l'état donne aux tenants du business la mission de protéger la planète et notre santé. D'ailleurs ils l'écrivent très bien : « Notre principale mission est d’organiser le fonctionnement et d’assurer la pérennisation de la filière des Déchets Diffus Spécifiques des ménages dans des conditions respectueuses de l’environnement et de la santé. » Ils sont quand même bons les gars du marketing. Ou bien payés. Le bon gros green washing bien gras pour dire "on assure le fonctionnement et la pérennisation du business nous-même, laissez les gars vous êtes crevés on va le faire..."
Bref. A une époque où tous les voyants sont au rouge concernant les cancers et les perturbations endocriniennes, la pollution des masses d'eau et de la faune aquatique, la destruction des écosystèmes ; un organisme se paye le droit de balancer dans un journal qu'on en a besoin. Autant envoyer un candidat à la présidentielle nous dire que le changement climatique est un canular tant qu'on y est ! Humm mauvais exemple...

Alors, les produits chimiques ménagers ce sont les lessives, les détachants, les dégraissants, les décapants, les cires, les peintures, les vernis, les détergents, les désinfectants, les nettoyants WC, etc. Vous savez ceux qui ont un logo orange derrière le flacon pour dire : toxique, nocif, corrosif, dangereux pour l'environnement... et le numéro du centre antipoison. C'est là où cet encart pub devient intolérable . Quand on le met en lien avec la réalité. La notre, pas le marketing. Celle qui fait que, rien que ce mois-ci, j'ai vu deux personnes partir d'un cancer dans mon environnement personnel. Sein et pancréas. Le sein parlons en tiens : selon une étude du Silent Spring Institute (cf article Le Monde du 12/05/2014), dans la liste de 17 substances cancérigènes hautement prioritaires figurent « des produits chimiques présents dans l'essence, le gasoil, (...) ainsi que des ignifuges, des textiles antitaches, des dissolvants, des décapants à peinture (...)» Quelques produits ménagers chimiques donc... Les molécules ce sont (cf. 60 millions de consommateur) les Isothiazolinone : très allergisantes et toxiques pour les organismes aquatiques ; les Sodium hypochlorite : irritants ; les C9 C11 pareth 6 : persistants dans l'environnement ; les isopropanol : risqués pour la reproduction, les COV comme le Formaldéhyde, désinfectant classé cancérigène avéré (classe 1) par le CIRC (Centre International de Recherche sur le Cancer) etc. la liste est longue comme le bras.

Alors, à la place de « les produits chimiques ménagers, on en a besoin », on souhaiterait qu'ils bossent pour dire « les produits ménagers, on en a besoin. Et on fait tout pour virer les chimiques » Non ? Ben non... Alors nous répondons « nous pouvons nous passer de 100 % des produits chimiques ménagers ». On peut laver sa maison et ses affaires, entretenir et embellir sans un seul produit chimique toxique ou nocif pour notre santé, celle de nos enfants et des milieux aquatiques. Et on économise beaucoup d'argent finalement... 

Textes: Jérémie PICHON / illustrations : Bénédicte MORET

 

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31 octobre 2016

Il est arrivé !

Nous sommes heureux de vous faire découvrir notre dernier né de la famille,
Les Zenfants "presque" Zéro Déchet - Ze Mission.
Ou comment passer au ZD pour les générations futures!
A commander sur thierrysouccaréditions 

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24 octobre 2016

Un Halloween Zéro Déchet

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17 octobre 2016

Antipoux, choux, genoux...

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Je ne sais pas vous, mais chez nous, les poux sont de retour ! Hop la petite affichette qui fait toujours plaisir à l'entrée de l'école. On souffle on râle, c'est reparti pour un tour. Bin ouais, c'est la rentrée et déjà les petits boulets de la cour de récré se tapent l'incruste. Non, pas les potes qui viennent rafler les cookies maison ZD au goûter, mais bien les p'tites bestioles qui se calent au chaud sur la tête de nos minous.

Et plus on attend et plus le squat prend de l'ampleur ! C'est le festival des petites bêtes et tous les potes viennent vite planter la tente à côté du poil rapport à l'ambiance qu'est plutôt bonne en ce moment. Même pas peur, nous les poux on les kick à grand coup de zéro déchet. Même pas besoin de tous les insecticides-qui-défoncent-tout-sauf-les-poux, polluent et nous coûtent un bras. On l'a fait ZD et à l'ancienne. STOP l'insecticide sur nos enfants, si on n'en veut plus dans notre assiette pourquoi en mettre directement sur nos têtes?  Ze remède naturel et efficace: un peu d'huile de Neem, de l'huile de coco, quelques gouttes d'huiles essentielles et un poil d'huile de coude !

On a aussi investi dans le peigne de la mort qui tue avec les lames tranchantes qui coupe les poux en 4 au cas où ils auraient la bonne idée de filer sur une autre tête, l'indestructible en inox recyclable qu'on change que si on le perd. 

Alors TADA, voilà notre recette de la mort qui tue ! M'en direz des nouvelles... 

 

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26 septembre 2016

Bio blague 2, le retour : la vaisselle jetable.

 

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Aujourd'hui, dans la famille « il-faut-qu'on-passe-au-durable-mais-on-ne-le-fait-pas-pour-le-business-de-nos-élites », je voudrais la loi sur la vaisselle jetable. Et dans la famille ZD, le coup de geule.

Comme pour les sacs plastiques, on fait une belle annonce « La France interdit la vaisselle jetable en 2020 ! ». Ouah, ça claque ! Trop bien ! Les médias relaient : « Royal déclare la guerre au plastique ». Micro-trottoirs au JT, tout le monde se réjouit: « ah enfin ! Bravo ! Une vraie avancée ! ». On lâche un biscuit à manger aux écolos et l'opinion. La ministre fait sa comm' et prend des points d'audience. Junker et les industriels encaissent, la planète ramasse, c'est le cirque de la croissance  verte. Et ça marche.

Mais au fait, que dit la loi ? Vous l'avez lue ? Ben non normal, on a d'autres chats à fouetter et c'est d'ailleurs pour ça qu'on leur fait confiance... Alors je vous résume : « la vaisselle jetable devra être biosourcée au minimum à 50 % en 2020 » « et 60 % en 2025 ». Pour les sacs rappelez-vous c'était 30 % en janvier, puis 40 % en 2018, 50 % en 2020 et 60 % en 2028. Donc vous mettrez au compost 50 % de plastique jusqu'en 2020. Si j'avais le son, je vous ferais le petit set de batterie, comme au cirque quand bozo et pipo viennent de faire une blague. Une bioblague.
Je l'entends déjà mon voisin : "Mais non ils sont 100 % compostables !". Ok, pour faire simple, on va prendre de la surface agricole (que l'on pourrait dédier à de la culture maraichère, locale et bio par exemple tiens tant qu'on y est...) pour fabriquer du maïs à grand renfort d'engrais chimiques, de pesticides, d'eau et de pétrole. Le maïs comme chacun sait, est subventionné par la PAC, donc par nos impôts. Vous financerez donc l'industrie de la céréales qui n'en a pas besoin, ensuite vos paierez la dite vaisselle jetable en magasin, emballage compris, puis enfin, vous paierez son traitement en fin de vie. La vaisselle jetable ou la triple peine. Et pis, histoire de se marrer, on va l'appeler le bioplastique. Mais d'où il est bio?! Enfin 100% c
ompostable d'accord, mais encore faudra-t-il qu'il soit composté car il finira, comme 65% de nos déchets, dans la poubelle à brûler ou enfouir.

Ca, c'est la version européenne de la fabrication, mais on va la produire à l'étranger comme dab... On peut donc facilement imaginer l'impact que va avoir notre consommation actuelle de 5 kg de vaisselle jetable/an/français. Pulpe de bambou ou de palme cultivée sur le sol pris à la forêt primaire indonésienne ou brésilienne, produite par des pauvres ouvriers issus des campagnes à 30 € le mois et transportée sur 12 000 km par cargo + pollution des sols et de l'eau comme dab... Hors France, le maïs sera OGM, je vous invite donc au passage à réfléchir avant de composter votre vaisselle jetable ou votre « green écosac en bioplastique ». 

En fait on a élu Pinocchio. Dites donc, on vient pas de se faire la COP21? L'opinion est prête pour PASSER AU DURABLE et on le répète CA URGE ! Comme pour l'interdiction de la clope en lieu publique, les râleurs râleront puis s’arrêteront. Ensuite tout le monde sera ravi et on passera à autre chose. A San Francisco la bouteille PET est interdite et la boite à burger en polystyrène aussi, ils boivent et mangent toujours. Qu'on arrête de nous dire que c'est un manque de courage politique ou d'impuissance, c'est un choix réfléchi de l'élite politique et industrielle (pléonasme) qui organise son bon droit de continuer son business. Comme dab des millions sont en jeu et la dite loi a évidemment été pré-écrite par les lobbys. Vivement qu'on nous annonce le biosourcing du plastique de nos greenphones pour 2030 qu'on continue à rigoler !  

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18 septembre 2016

2 ans de zéro déchet, Ze bilan.

 

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Ayé deux ans de Zéro déchet !! Youhou !!
Bon on a pris encore un an.... et des poils blancs sur le menton. Madame insiste un peu plus sur l'huile végétale aux coins des yeux (ne mens pas je te vois!!). Et les deux pin's augmentent chaque jour un peu plus leur apport calorique, ce qui fait que le frigo fait encore plus le yoyo, plein, vide, plein, vide et que la cagette de frais vole rapidement en éclat. Tant mieux c'est bio et local.

C'est l'heure du bilan. Sors ta balance, on relève les compteurs.. Alors qué passa por la calle ?
Ben on est passé de 25kg annuel à 5kg. De une poubelle par mois, à une poubelle en six mois. Yes ! Donc bonne nouvelle pour tous ceux qui sont dans l'action : la progression continue la deuxième année ! Comme le bon vin, on s'améliore et ça prend du temps. Faut être patient pour le zéro déchet.
Plus de poubelle du coup mais un bocal. La classe à dallas, on se la pète grave maintenant.
Good bye Martine, sniff... on t'aimait bien...  Welcome Bob !
On va tenter de tout faire tenir dans un bocal cette année. C'est pas gagné, surtout si des trucs plastiques qui nous restent encore nous pètent à la figure. Genre certains jouets ou un vieux siège de camping des années 2000...

Toujours du recyclable aussi mais moins. Toujours ces bouteilles de vin (ça vaaaaa les apéros c'est sacré oh !!), le papier des dessins des deux petits artistes qui ont une production quotidienne digne de Picasso à la grande époque et qqes emballages comme la bouteille de vinaigre blanc ou le papier du savon en paillette. Environ un bac de 30L par mois. La bonne news c'est que notre biocoop va faire du vrac liquide de vin cette année. On va y arriver à le virer ce bac !

Toujours nos deux bagnoles et leurs 5L de vidanges annuelles. Toujours le besoin d'aller acheter du carburant chez nos amis pétroliers. A quand le transport collectif qui marche en campagne ? Petit bus au biogaz de compost local et j'accroche mon vélo derrière. Hop. De la fréquence et bim ça roule pour l'école et les courses ! Peut être en 2024 au prochain appel d'offre publique...

Moins de plastique et plus de matières nobles : inox, bois, métal, verre. Il reste toujours du plastique qui traine des années précédentes et arrive en fin de vie : protège cahier, feutres... mais quel bonheur le bois, l'inox. De beaux saladiers en olivier, des belles gourdes, du mobilier en bois, en verre... C'est tellement agréable au toucher. Le plastique est la matière qui alourdit le plus notre poubelle-bocal. Pas recyclable pour la grande majorité, il est fragile notamment dans les objets du quotidien qui pètent rapidement business oblige. On le garde juste pour certains jouets des enfants comme les playmo achetés d'occasion. La maison playmo a vingt ans !

Enfin il nous reste qqes trucs encore pour le prochain vide grenier. On arrive à la fin du désencombrement. Faut dire que 35m2 à vivre ça aide à trier et aller à l'essentiel. En tous cas ça allège, l'esprit, le stress et le portefeuille. On confirme : la baisse du budget s'est maintenue, ce qui laisse du cash pour l'apéro (encore !?). Et nos dépenses sont, elles aussi minimalistes. Plus envie ni besoin d'achats compulsifs pour se sentir vivant. On en est même, à l'inverse, écoeuré de ces rayons entiers de produit. Aucune envie d'acheter. Nous avons perdu l'apétance. Sevrés les coco! Peut-être que d'avoir une vie en accord avec nous même, on a moins besoin d'acheter du rêve en tube...

Le plus dur vient de l'extérieur : sorties, famille, école, pubs etc... Toujours une paille, un emballage, un gobelet, un cadeau jouet kinder inutile pour te pourrir le bilan et remplir ton bocal. La société est loin d'être en sevrage, du coup quand tu te reconnectes, ça éclabousse et tu te retrouves avec du plastique sur le pantalon.

Bref, on a arrêté de consommer. Penser plutôt que dépenser. On a gagné en TOUT : santé, goût, argent, temps, environnement, partage, économie locale, lien social. A tous les amis des multinationales et leurs copains politique qui nous font peur à longueur de JT en nous bourrant le crâne avec des : « Non à l'écologie, car on ne veut pas perdre notre niveau de vie », c'est une connerie ! On vous le confirme, nous avons une empreinte durable, nous sommes des résilients locaux, nous sommes libres et nous vivons mieux. Nous AVONS GAGNÉ EN CONFORT DE VIE. C'est donc bien L'INVERSE qui se produit en faisant sa transition vers un mode de vie sobre et heureux. La grande différence, c'est que ces dites multinationales ne font maintenant plus partie du tableau...

 

Texte Jérémie PICHON - Illusration Bénédicte MORET

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22 août 2016

O mon pays

 

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O mon Quercy, ô Lot natal. Je reviens vers toi le cœur plein d'espoir, Ze Guide sous le bras et Bob le bocal dans le camping car. Que de produits locaux, de cabécou, de noix et de ratafia. Aucun doute, programme easy ZD en vue. A nous les marchés, à nous les producteurs ! Effectivement pas un jour sans un petit marché, une ferme, une halle. Les papilles sont en fusion, le foie en plein action, faut dire que le petit Cahors sur un cabécou miel c'est parfait. Et Bob il se marre. Hormis les petits errements des sorties, rien à se mettre sous le couvercle. L'opercule alu du vin, le bâton de sucette, la dosette de ketchup du snack. Des évitables. Mais on se fait parfois rattraper par les frites natures et les nains qui râlent. Mea culpa ketchupum fritum suum. J'ai fait ce qui fallait à Notre-Dame-de-Rocamadour, c'est bon.

D'ailleurs parlons-en. Bug dans le programme easy ZD. Rocamadour s'est fait mondialisée. Tous les chevaliers se retournent dans leur tombe en voyant leur château livré aux Ming... Aïe on est en rupture de cabécou. Le bon cabécou de mon enfance de quand je gardais les chèvres sur les Causses. On est à sec et l'humeur familiale va se dégrader rapidement... cabec addict. Il faut absolument en acheter pour midi. Une formalité, on est à Rocamadour, le nom de l'AOC, il doit y en avoir de partout. Premier magasin des pierres précieuses, 2eme magasin des souvenirs made in china, 3eme magasin des vêtements d'Inde, 4eme magasin chinoiseries pour enfants. Toujours pas de cabec. Mon cœur se tend, mon estomac aussi. 5ème magasin des churros, pas AOC ceux là. Bon question : où peut-on acheter des produits frais ? Un seul point de vente : une supérette Proxy. On est sur le deuxième site touristique français après le mont St Michel, ce qui doit faire près de deux millions de personnes chaque année et il y a un seul point de vente de fruits et légumes. Pas franchement aidés pour le ZD. Et pas grand chose de bio, les œufs sont des n°3 et surtout no cabec. Conclusion pourrie : on ne peut pas acheter de Rocamadour à Rocamadour. Oui ça fait deux fois Rocamadour. J'avais d'abord pensé à… bon bref. Faut sortir de la ville et trouver une ferme sur la route à qqes kms.

Bon la bonne news c'est qu'on a réussi à tenir ce pot de confiote de déchets. 250ml en deux mois. Le ZD en vacances c'est possible. Les frites à emporter en tuptup c'est jouable, les glaces en cornet aussi. On a même fini par avoir le flacon ketchup bio dans le sac... si si on est des oufs. Juste à côté des sacs à vrac, des mugs, pailles et gourdes inox. Le sac de vacances ZD quoi... 


Textes:
Jérémie PICHON - Illustration: Bénédicte MORET

 

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bob bocal

 

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31 juillet 2016

Summer time

Pot été 2016 ZD

Un mois qu'on se balade de conférences en repas de famille, de plages en terrasse de café. Le CampingCar tient le coup et le zéro déchet des travelers c'est possible. Toujours pas de chimie dans nos eaux usées, toujours pas de plastique dans notre poubelle, toujours autant de tuptups dans le mini frigo. Même en vacances on continue. Evidemment quelle idée. Même au fin fond de l'Espagne on traque le vrac et le frais. Zéro déchet en vacances c'est redevenir débutant : trouver les magasins, les marchés, les producteurs. Et on trouve, Claro que si ! Les centres villes sont pleins de petits commerces à l'ancienne avec la chistora syndicale, les fruits et légumes et le vrac de pois chiche, riz ou haricots. Saison ok, local pas sûr et bio tu oublies. Ambiance œufs n°3… Par contre ils kiffent tous nos sacs à vrac « para un mundo limpio ». Vu le nombre de déchets sur le bord des routes ou des rivières on s'était dit que c'était le cadet de leurs soucis. Ben non, ils percutent. Même la serveuse du petit festival qui veut me refiler son gobelet entre deux bières a compris que me importa la planète...

Bon, bien-sur presque... les nains continuent de nous refiler leurs bâtons de sucette, belle maman continue de leur acheter des chinoiseries en sortie et le petit minou a commencé l'été en se tailladant le dessous du pied. Normal on va pas la faire simple non plus. On s'est fixé un challenge pour le mois : un bocal de non recyclable. Après Martine, Bob le bocal. Et Bob a élu le pansement, déchet de l'été ! Les bien gros bien chers qui vont sous le pied, soit disant waterproof que le petit minou il te fait sauter en 4 minutes chrono. Bob il a aussi mangé du bâton de sucette, de l'emballage de beurre en dépannage parce que la baratte de beurre frais ça court pas les rues, du bracelet plastique pourri d'entrée de camping (on l'a pas vu arriver cuila qu'on l'avait déjà autour du poignet...), de la dosette de ketchup 5cl du resto dégeu, de la tablette de médocs de madame, et l'emballage de glace des nains.  

Et là vous me dites, il reste un cratère... Non, là vous me dites « et votre compost les amis ? ». C'est bien joli votre bocal mais vous avez un lombricomposteur dans votre camping car ? En plus de Bob vous avez emmené Brian, Mickaël et Sophie les lombrics? Et ben là on peut vous dire, que ce soit en France ou en Espagne, le compost ça va être le challenge du 21ème siècle... On a trouvé un seul composteur public sur notre trajet de l'été. Financé par le Feder européen. Rien au camping, ni dans les restos. Wallou, tchi, frif, la zone organique. Heureusement qu'on a bourré le mou de la famille depuis deux ans pour qu'ils en fassent un, sinon ça aurait été le fiasco total de l'été, le zéro absolu de notre périple. Et le clou de la tournée, on a du repasser par notre mobil home pour enlever le notre car une voisine a trouvé que pour l'hygiène et l'odeur ça le faisait pas. Mais quelle hygiène ? Quelle odeur ? On avait pris soin de mettre des copeaux de bois en partant, il était au top notre compost. Sec, propre, pas une mouche, pas une once d'odeur... va comprendre Charles. C'est comme les toilettes sèches et la menstru'cup, va falloir éduquer les foules. Bref, on a fait comment ? On a trouvé des petits coins de nature et, comme nos chats, on a consciencieusement enfoui ou déposé nos épluchures et gratté avec nos pattes arrières.

Vous êtes en partance ? En bons juillettistes, on file les conseils aux aoutiens du ZD.
Emmenez vos bases: bicarbonate, vinaigre, huile essentielle et produits cosmétiques maisons. Pour le râleur de service, ça ne prend pas plus de place que des flacons industriels... voir moins ! Be careful comme d'hab, en extérieur : paille, gobelet, touillette, sacs etc... le pastique vous attend partout. Alors refusez ! Et ayez toujours dans votre sac une petite base qui va bien : sacs tissu, éco cup et paille inox. Indispensable pour l'été : les gourdes inox. Une pour chacun histoire d'éviter les sempiternelles bouteilles plastique. Attention aussi aux chinoiseries cadeaux, emballages de glaces (vivent les cornets de glaces maison!) et autres bonbons (vive le vrac). Zappez évidemment les supermarchés des grandes villes et visez les petits commerces et les marchés avec vos tups et sacs en tissu. Ils sont si beaux l'été, les terrasses si agréables. Comme appli de l'été on vous conseille : Consovrac.com pour traquer le vrac, Park for night si vous êtes en itinérance, The place to bio ou La Fourchette histoire de ne pas vous retrouver avec du Colin congelé de chez Métro dans votre pseudo assiette de la mer... et oui, l'été rime trop souvent avec mauvaise qualité. Ou déchets. Comme toujours la bonne news avec le Zéro déchet c'est que vous allez trouver de la qualité et du bon. On n'est pas obligé d'être des vaches à lait. Alors ne vous laissez pas traire!

Textes: Jérémie PICHON  Illustrations: Bénédicte MORET

matiera organica

Marchépabron

Bacalao

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04 juillet 2016

Talkin'bout my généraïcheun

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Belle maman, on peut se tutoyer ? Tu dé-chires !! On s'était un peu frité au début du blog. Et je sais que tu n'as pas forcement bien pris le coup de la CB on fire. Si si... l'ambiance aux diners n'était nettement plus la même. J'étais passé du stade de gendre original à celui de gendre insolent. C'était palpable. Tout juste si je pouvais reprendre une deuxième fois de la blanquette de veau aux petits oignons sans avoir vos foudres du regard (je repasse au Vous, j'y arrive pas). Mais dont act. Tout est aujourd'hui si différent entre nous. D'ailleurs, m'est avis que notre dernier article dans le mag La vie a encore enfoncé un peu le clou.

Que de chemin parcouru depuis deux ans ! Vous compostez, vous nous envoyez du chocolat dans du tissu à Pâques et notre cadeau de noël n'était même pas emballé. Vous utilisez des sacs en tissu pour les courses en vrac. Bon c'est à Auchan, mais ça va changer, regardez donc sur abradacadavrac.com le vrac bio c'est autre chose. Et des tuptups ! Même si votre boucher n'a toujours pas compris... Non mais quelle classe à Dallas. Surtout, vous avez supprimé la zone de non droit des enfants dans la cuisine. Vous savez, cette étagère basse remplie de Quinder blairo, Glicémichoc et autres blocs de glucose sûr-emballés à dispo des enfants. Merci, c'était un poil à l'encontre de toutes nos idées. D'ailleurs ils vous aiment quand même toujours autant.

Et pis on s'est parlé. Tolkinbout votre généraïcheun : les babyboomer. Et je comprends. Je comprends qu'après guerre l'enfance était privation, manque et de beaucoup de trop de patates. Lundi des patates, mardi des patates... Je comprends que, le pétrole coulant ensuite à flots sur nos sociétés, vous ayez embarqué sur le bateau de la conso comme sur l'arche de Noé. En partance loin des topinambours, en exode rural loin de la ferme, direction le plastique et la modernité. Fini la guerre des boutons et le petit gibus. Bienvenus le frigo, le nucléaire et les bas nylon. Les couches jetables ont été synonymes de libération, Mais ce système fait de progrès technologique s'est emballé. Nettoyer sa cuisine avec une lingette imprégnée ou manger des lasagnes congelées au minerai de viande n'est pas un progrès, c'est une arnaque. On s'est fait avoir belle maman. Ce système n'est ni vivable, ni viable, ni durable. Notre planète est à l'agonie et nos sociétés aussi. Les océans dégueulent de plastique et les cancers emportent tout.

De l'excès d'après guerre à l'excès d'aujourd'hui, un autre modèle est donc possible. A base de compost, produits locaux et de modération. Ne serait-ce pas la magie du Zéro déchet qui opèrerait entre nous ? Un terrain de modération, d'entente ? Et si nous étions tous les deux les symboles de demain pour notre société française? Un pont entre nos deux générations ? Comme une réconciliation. Ne serions nous pas les Gainsbourg et Bardot 68 ? Cousteau et Falco naviguant sur un océan de déchets, bonnets rouge vissés sur la tête et regards vers le levant ? Oui, pardon ?  Ah, hum...  Je m'emballe ok.
Je pourrais quand même reprendre une deuxième fois de votre blanquette dimanche ?
Au fait elle est bio ?


Textes : Jérémie PICHON / 
Illustrations: Bénédicte MORET

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16 juin 2016

Se faire chier la vie cinq minutes pour se la rendre belle.


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 Roooo mais pourquoi on se ferait chier à couper le lard du boucher pour faire des lardons ? Pourquoi on se ferait chier à faire cuire les abricots pour de la confiture ? Ben moi j'aime bien tripoter la matière première... Et qu'est ce qu'elles sont bonnes ces pâtes carbo bio. Et quel kiff quand j'étale ma confiote sur ma crêpe du matin! C'est comme l'alpiniste qui se monte ses 3000 de dénivelés positifs, quelle plenitude la haut perché sur son rocher à contempler les cimes. J'ai toujours été convaincu que, pour se faire plaisir, il fallait se donner la peine cinq minutes. Il faut ben l'accrocher le hamac avant de faire la sieste!

On nous dit souvent lors de rencontres, que le zéro déchet c'est compliqué ou que ça prend du temps. C'est aussi la question type la plus partagée par nos amis journalistes. On devrait se pointer à l'interview en mode blind test avec des lardons congelés et de la confiote grosse maman. Comment expliquer l'odeur dans la cuisine quand les fraises deviennent de la confiture. On se retrouve comme les enfants qu'on était à lécher la cuillère de la grand mère une après midi d'été. Comment raconter le goût du sorbet mousseux juste brassé quand tu y plonges le doigt la seconde même où tu le sors. Et la tête du petit minou quand il lèche le plat de la pâte à gâteau. Tu veux lécher ? Ben voui, cte question pourrie ! Et oh ca va tu te détends...

Nous le zéro déchet on le vit comme la première gorgée de bière de Delerm. Le bonheur simple. La question du temps ne se pose plus. Ce temps là il est à nous, et on a choisi de le mettre là. Pas ailleurs. Des profiteurs, des jouisseurs, des gourmands, voilà ce qu'on doit être. Finalement bien loin de l'image de l'écolo de notre présentatrice du JT : « ça doit pas être rigolo d'avoir 15 graines au goûter pour les enfants ! ». J'aurais du lui ramener des cookies aux pépites de chocolat et beurre à la motte. C'est de ma faute aussi, entre le TGV et le métro j'ai pas eu le temps. 


Textes: Jérémie Pichon
Photo1: ellephotography.fr

confiote fraise

Posté par blanchee à 11:20 - Commentaires [89] - Permalien [#]